16 octobre 2008
Test
09 juillet 2008
ça fait rire les oiseaux
Aujourd'hui dans le bus je me suis piquée une crise de fou rire toute seule. Les gens ont du me prendre pour une folle. Quoiqu'il en soit, la raison de cette crise fut très bête et très simple. J'étais debout et en face de moi il y avait deux jeunes gens que je trouvais très charmant. Je les observais en-dessous de mes cils, tout en laissant traîner mon oreille du côté d'un garçon de mon âge, qui près de moi, parlait au téléphone de manière très peu discrète (en fait, tout le bus pouvait suivre sa conversation avec facilité). Malgré moi, mon esprit enregistra la conversation du garçon, qui acceptait de se rendre à une petit fête dans la soirée. Peu de temps après avoir raccroché (ce qui fit soupirer de soulagement les passagers du bus), il dégaina à nouveau son téléphone et commença une conversation avec un de ses potes. Il lui proposait de venir se joindre à lui pour la soirée, le prévenant d'entrée qu'il risquait de s'ennuyer un petit peu car toutes les filles étaient lesbiennes mais précisant que lui voulait absolument y aller car il sentait trop qu'il avait un tiquet avec un certain Ludo. Aussitôt, mon regard, pourtant occupé à détailler avec application le garçon qui me faisait face, se braqua vers l'accro du téléphone. Je notais au passage, imperceptiblement, le gars que je mâtais, s'éloigner un peu du type et qu''une dame avait porté une main à sa bouche dans un mouvement un peu choqué. Je l'observais un peu mieux, et constatais que le garçon qui venait de raccrocher, ne faisais nullement maniéré et efféminée et que jamais je n'aurai pensé qu'il soit homo. Ceci dit, je sais pertinemment que ça ne veut rien dire, tout comme le fait qu'un mec soit un peu maniéré ne l'empêche pas d'être totalement hétéro. Néanmoins, quand le gars repris une fois de plus son téléphone sous les regards courroucés des passagers du bus, en tant que commère, je ne pu m'empêcher de me rapprocher de lui et de tendre l'oreille afin d'en savoir plus. Et je fus totalement satisfaite de mon indiscrétion. Le gars téléphonait en effet à sa meilleure amie et avait besoin d'un super conseil.
-Tu comprends, hurlait-il dans l'appareil, ce soir il y a Ludo et je sais qu'IL se sent trop avec moi. Mais tu me connais, tu sais comme je suis, je m'attache vite.
(pause)
-Mais le problème c'est que je ne vois pas une relation uniquement amicale avec lui, c'est pas envisageable (ben fonce du con! pensais-je).
(pause)
-Oui, je sais bien ça. Mais tu comprend, je sais pas quoi faire...Parce-qu'il est tout, tu comprends.
(pause)
-Non mais je veux dire, il est tout. ça commence par un B.
Là je me mors les lèvres pour ne pas éclater de rire tandis que certains passagers bougonnent ouvertement comme quoi les jeunes aujourd'hui, c'est plus comme autrefois.
-C'est B et après c'est I.
(Purée mais c'est un boulet ton amie! Même moi qui te connais pas, j'ai compris dès l'instant que tu as dit "qu'il était tout", qu'il était bisexuel. Puis honnêtement avec la manière dont tu gueules dans le bus, tout le monde sait tes préférences sexuelles, la preuve les mecs se sont éloignés de toi. Alors franchement tu vas pas faire ta chochotte pour nous cacher que ton Ludo il est bi! Je te jure!)
-Oui, je sais... mais je fais quoi alors?
(Ben tu lui saute dessus ducon!)
Dans le bus, les vieilles dames grinçaient des dents, tandis que les jeunes gens évitaient de le regarder. Seule moi, apparemment, était morte de rire et essayer désespérement de savoir s'il allait se jeter à l'eau ce soir ou pas. Ou plutôt s'il allait se jeter sur le fameux Ludo.
-Oui, tu as peut-être raison mais....
Brouhaha infernal venant de l'avant du bus. Et merde crotte! Une marmaille bruyante et envahissante vient de grimper dans le transport et se dirige droit sur moi et l'accro du téléphone que je perdis de vue et surtout d'ouïe (ça se dit ça? ). Mais-heu! Je veux savoir la suite moi! Dégagez sales gamins ou bien fermez-là!
Hélas pour moi, les gosses n'obéirent pas à mon ordre silencieux et je ne pu donc jamais savoir si téléphonboy fini par se décider de foncer sur le fameux Ludo. Flûte, vraiment, pour une fois que quelque chose d'intéressant se passait dans le bus, c'est pas de bol! (oui, je sais, je suis une vraie concierge mais j'assume et avec panache ^^)
25 juin 2008
Les Tisseurs d'Histoire
Oui, je sais ça fait très longtemps que je n'ai pas publié, mais bon, comme j'ai trouvé un job cet été et que je rédige un autre roman que j'espère bien, cette fois, finir, j'ai encore plus la flemme qu'avant de poster sur ce blog (je suis atteinte d'une flemingite aigüe et chronique). Alors, pour ceux qui ça intéressent, je met la suite de mon histoire et je pense que finalement, je lui trouverai une petite fin bien sympa après avoir quelque peu élagué la complexité de l'intrigue initiale.
Lionel flânait sur le chemin menant jusqu’à chez lui, la marque des cinq doigts de Roxane incrustée dans sa
chair. Il passa sa paume sur sa joue droite qui lui cuisait. Bon sang ! Pourquoi cette fille lui en voulait-elle à ce point ? C’était vraiment incompréhensible. Et pourquoi lui, Lionel, pauvre crétin, avait-il encore baissé les yeux devant elle et s’était-il aplati comme une carpette ? Il se détestait d’avoir de telle réaction d’abruti. Ou plutôt de n’avoir aucune réaction face à cette furie. Mais au fond, il savait très bien pourquoi il n’arrivait pas à lui répondre. Comme tous les garçons, il avait remarqué que Roxane était belle et il lui était arrivé tout comme eux, de la désirer lui aussi très fort, parfois à en avoir mal. Heureusement pour lui, ces moments d’égarement ne duraient pas longtemps et n’avaient pas souvent lieu. Il essayait de garder la tête froide et se souvenir à chaque fois de son caractère détestable l’aidait à perdre toute passion pour son corps. Et cela marchait très bien tout le temps. Enfin presque tout le temps. Et c’est ce « presque » tout le temps qui était la cause de son manque de réparti face à ses attaques. Malgré lui, il se sentait incapable de riposter lorsqu’il se retrouvait à face à l’éclat de son regard mauve. Pourtant, une chose était certaine : il n’était absolument pas épris de cette fille à la différence de la plupart des garçons et lui préférait Marcia, une autre fille de sa classe, certes d’une beauté plus classique, mais beaucoup plus agréable de conversation. Plongé dans ses réflexions, il continuait sa route sans se soucier des passants lorsque soudain son attention fut attirée par le dos d’une silhouette bien connue qui le précédait de quelques pas. Sa chevelure noire voltigeant au vent, Roxane avançait lentement d’une démarche souple et preste, portant simplement une légère veste cintrée à la taille par-dessus son pull en cachemire rouge malgré la fraîcheur de ce mois de février. Lionel ralenti le pas, afin de ne surtout pas la dépasser et de subir à nouveau sa colère. La jeune fille habitait près de chez lui, mais sur le chemin du retour de l’école son domicile se situait avant celui de Lionel, ce en quoi le jeune homme était totalement satisfait. Mais, à sa grande consternation, elle interrompit sa marche et s’arrêta sous le portique d’un bâtiment imposant dont elle franchit le seuil non sans marquer un temps d’hésitation. Lionel s’arrêta à son tour devant la porte et interloqué, fixa d’un regard plein d’interrogation le majestueux édifice aux piliers élancés qui partaient à l’assaut des Cieux avant de s’arc-bouter les uns contre les autre pour former des arches graciles, tarabiscotées de symboles sacrés et de visages austères et pieux. Il n’y avait aucun doute à ce sujet, Roxane venait de pénétrer dans une magnifique église gothique. Le jeune homme resta devant le monument, très surpris d’apprendre que sa camarade puisse être croyante et placer sa foi dans le christianisme. Lui-même était athée et ne rentrait que très rarement dans les églises ou autres lieux de cultes. Ce n’était pas vraiment par manque de foi et scepticisme mais surtout parce que les vieux bâtiments avaient le don de le mettre très mal à l’aise. Il évitait donc soigneusement ce genre de visite, préférant de loin les promenades bucoliques et s’intéressait de ce fait très peu à l’Histoire. La plupart du temps, en effet, les lieux de cultes étaient anciens ce qui empêchait Lionel de franchir ne serait-ce que le pas de leur porte. Il avait remarqué que dans les églises modernes, il ne ressentait absolument pas cette oppression étouffante qui étreignait sa poitrine, provoquant chez lui un profond malaise qui se manifestait par de légères hallucinations et visuelles et auditives. Ainsi à sept ans, lors d’une visite dans une église romane, il avait agrippé la manche de sa mère en lui faisant remarquer que les nombreuses autres personnes qui se tenaient avec eux au centre de l’abside portaient des vêtements vraiment désuets et parlaient une langue étrange qu’il comprenait difficilement. Et le pire de tout, avait-il ajouté, les dites personnes semblaient ne pas même faire attention à eux et les bousculaient sans ménagement lors de leurs incessants déplacements. Sa mère lui avait sourit gentiment en affirmant qu’il possédait une imagination débordante. En effet, d’après cette dernière, ils se trouvaient seuls tous les deux dans l’église.
Il secoua la tête afin de chasser ce mauvais souvenir. Puis, cédant à la curiosité, et refoulant son appréhension il pénétra à son tour dans la construction médiévale, chose qu’il n’avait pas faite depuis dix ans. Aussitôt, le malaise tant redouté se fit sentir. Il entendit autour de lui de vagues chuchotements qui s’intensifièrent au fur et mesure qu’il progressait dans la nef de l’église. Il avait l’impression d’être cerné par des brumes opaques au travers desquelles des silhouettes nébuleuses se mouvaient sans la moindre difficulté apparente. Il essaya de fixer son attention sur la seule personne qu’il distinguait très nettement au milieu de ce brouillard et qui n’était autre que Roxane. Cette dernière était assise sur un des premiers banc et paraissait être entrer dans une profonde méditation. S’il s’était approché de plus près d’elle, il aurait pu s’apercevoir que de grosses larmes perlaient au coin de ses paupières avant de rouler sur ses joues de porcelaine. Mais il ne put malheureusement jamais aller au-delà de la dernière rangée de bancs. La cacophonie augmenta, provoquant chez lui un violent vertige. Fermant les yeux, il dut se soutenir au mur pour ne pas tomber et s’affaler de tout son long sur le sol glacé aux pierres taillées finement ajustées entre elles. Aussitôt qu’il eut pausé la main sur le contrefort, la rumeur des voix se fit plus douce, voir mélodieuse, et son étourdissement se dissipa. Soulevant les paupières lentement dans l’espoir de ne plus apercevoir ce brouillard latent qui lui faisait perdre tout sens de l’orientation, il aspira une grande goulée d’air. Qu’il expulsa brusquement de surprise face à la scène qui se tenait sous ses yeux ébahis. L’intérieur de l’église en lui-même n’avait pas vraiment changé, bien qu’il n’en soit pas absolument certain étant donné qu’il apercevait tout au travers d’une épaisse purée de pois auparavant, et pourtant il semblait plus neuf, comme si sa construction ne remontait pas à plusieurs centaines d’années mais seulement à une dizaine. Les murs n’étaient point effrités et s’ornaient de couleurs vives qui dispensaient les enseignements de la bible aux illettrés avec bonne humeur. Le noir de fumée des bougies que les pèlerins faisaient brûler n’encrassait pas le plafond, ni les représentations de Jésus et des saints. Les bancs de bois disposés dans la nef n’avaient pas la patine que des siècles de fidèles postérieurs carrés sur leurs assises avaient poli durant les nombreuses messes. La main toujours sur le mur, le jeune homme ne savait plus où donner la tête. Néanmoins, son trouble s’accentua d’avantage lorsqu’il constata l’absence soudaine de Roxane qu’il jurait pourtant avoir aperçut assise quelques minutes auparavant et surtout la présence de personnes, dont-il n’avait pas noté l’existence jusqu’à cet instant, accoutré de tenues sorties tout droit du film « Le Seigneur des Anneaux » ou encore pour certain, dont la mise était vraiment minable, issu directement des « Visiteurs » et visiblement inspirée du costume de vilain de Clavier. Complètement perdu, Lionel s’adossa au mur, tout en se passant une main sur le visage. Il devait être très fatigué ou couver une mauvaise grippe. Voilà tout simplement l’explication à cette situation rocambolesque et à ses hallucinations. Une jeune femme, visiblement fortuné, s’approcha du prêtre qui se préparait pour l’office. Elle portait une lourde robe dans les tons violines aux manches démesurément longues, festonnées d’un liseré blanc. Une chaîne lui ceinturait la taille à laquelle une petite aumônière était suspendue. Sa tête était ceinte d’un ruban sur lequel était cousu quelques pierres précieuses tandis que ses doigts s’ornaient de bagues aux joyaux étincelants. Après quelques secondes de conversation, la jeune personne s’assit sur le premier banc aux côtés de personnes de sa condition. Une messe allait être célébrer sous peu car une foule de gens se pressaient aux portes et bientôt l’église regorgeait de fidèles de toutes classes sociales, les nantis ayant droit aux premières places tandis que les paysans se contentaient des dernières, parfois même certains restaient debout et tous écoutaient religieusement dans le plus parfait silence les sermons du prêtre, ne prenant la parole que pour chanter les cantiques. Lionel savait que la langue parlée en cet instant dans l’église était différente de sa langue maternelle, il ne reconnaissait en effet que très peu de sonorité française et pourtant il la comprenait aisément sans faire aucun effort particulier d’interprétation. Mais bon sang ! Qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Figé, paralysé sur place, il n’arrivai plus à défaire son regard de la cérémonie religieuse, louchant sur les fidèles et leurs vêtements vivement chamarrés tandis que personnes ne faisaient attention à lui et ne paraissait même avoir tout bonnement remarqué sa présence. Une boule d’angoisse avait trouvé refuge au fond de sa gorge et l’empêchait de respirer correctement. S’il vous plait….faites que ça cesse….geint-il tout en s’accrochant au mur. Soudain il senti comme une légère secousse sur son épaule. Une main semblait s’être posé sur son épaule, mais pourtant, lorsqu’il chercha des yeux la personne susceptible de l’avoir saisi de la sorte, il constata avec horreur qu’il n’apercevait aucun individu à proximité. Mon Dieu ! Ce n’est pas possible, ça ne peut être un fantôme ! Il perçu alors un appel très lointain, tandis que l’on s’acharnait sur son épaule avec férocité. Au bout de quelques seconde il compris enfin que quelqu’un l’appelait par son prénom, non, hurlait son prénom tout en le secouant avec frénésie. Puis finalement on le tira violemment en avant par le bras et le jeune homme décolla du mur avec une vitesse presque supersonique. Et brusquement il vit se matérialiser en face de lui le beau visage de Roxane dont le regard affichait un air très inquiet. Comme assommait par un choc violent, il sentit ses jambes flageoler sous lui et s’écroula à genoux sur le sol, les deux mains appliquées sur les tempes.
-Lionel ! s’écria sa camarade en s’accroupissant près de lui, une main reposant avec sollicitude sur son avant bras droit.
-Qu’est-ce qui ne va pas ? Dis-moi ?
Lionel avait peine à retrouver ses esprits et ne perçut donc pas dans l’intonation de sa voix le flot d’inquiétude qu’elle ne parvenait pas à endiguer, trop absorber par ces maudits murmures qui avaient repris, qui s’imbriquaient les uns dans les autres, sans marquer de temps de pause, ne lui laissant pas une seconde de répits. Toutes ces voix…toutes ces paroles…
-Veux-tu que j’appelle un médecin ?
Lionel releva son visage aussi pâle qu’un fantôme vers elle, constatant qu’à nouveau un épais brouillard l’enveloppait.
-Sors-moi de là, articula-t-il avec peine.
-Okay, on y va.
Elle saisit avec une incroyable douceur son bras qu’elle passa autour de sa nuque afin de l’aider à se relever et de le soutenir lors de la traversée de l’église. Heureusement pour eux, le jeune homme n’avait pas beaucoup progressait dans sa visite des lieux et ils se situaient donc très proche de la sortie. Un rayon de soleil les cueillit sur les marches de l’église et Lionel sentit son cœur se réchauffer peu à peu tandis que l’étreinte glacée de l’angoisse se desserrait progressivement. Il fit comprendre à Roxane qu’il désirait s’asseoir sur les marches afin de reprendre son souffle qu’il avait court.
Roxane s’assit à ses côtés et constata avec anxiété sa lividité presque cadavérique. Ses lèvres étaient quasiment bleues et ses membres étaient secoués de léger tremblement tandis que de froides sueurs perlaient à son front. Elle sorti un mouchoir en papier de son sac et le lui tendit. Il le lui prit non sans la remercier et s’épongea le front.
-ça va déjà mieux, dit-il pour la rassurée.
-Qu’est-ce qui s’est passé ? s’enquit-elle.
Il lui jeta un imperceptible coup d’œil, puis choisit de garder le silence sur son expérience pour le moins singulière.
-Rien de très grave. Un simple petit malaise. J’avais besoin de sortir prendre l’air. Regarde, maintenant je vais mieux.
Roxane le regarda d’un air sceptique, tout en arquant un sourcil d’une manière que malgré lui il trouva tout à fait adorable. Puis constatant qu’effectivement son trouble était passé, elle reprit un visage de composition et l’ai sévère et profondément irrité lui demanda :
-Je pourrais savoir ce que tu faisais dans cette église ? Je ne t’y avais jamais vu avant aujourd’hui !
-Ah bon ! Parce-que tu y vas souvent ? dit-il d’un ton où perçait malgré lui l’ironie.
-Cela ne te regarde pas, riposta-t-elle, cinglante. Et puis cesse de m’espionner tu veux !
Lionel s’étonna lui-même en rétorquant à vive voix :
-Ne prend pas tes désirs pour des réalités ! Tu crois vraiment que je n’ai que ça à faire que de te suivre à la trace. Excuse-moi, mais j’ai des activités beaucoup plus passionnantes que celle de te pister et des filles beaucoup plus intéressantes que toi à fréquenter. Mais tu te prends pour qui ? Le nombril du monde ? Je regrette mais moi je suis totalement hermétique à tes charmes à la différence des autres garçons et je vois bien quelle fille superficielle et arrogante tu es !
Il se redressa de toute sa hauteur, tandis qu’elle restait assise, les yeux écarquillés de stupeur.
-Je te remercie de m’avoir aider durant mon moment de faiblesse, même si je me doute que cet acte ne sera pas gratuit et que tu vas t’empresser de le colporter dans toute l’école. Mais tu sais quoi... ? Cela m’importe peu…je me moque des ragots que tu peux faire circuler à mon sujet, ça ne m’atteint pas. Alors vraiment tu perds ton temps. Maintenant je vais te laisser, en te remerciant à nouveau pour ton soutient pour tout-à l’heure. Néanmoins je me demande ce qu’une fille comme toi, peut faire dans un lieu comme celui-là.
Sur ce, il claqua les talons et se détourna d’elle, prenant la direction de chez lui tout en se maudissant pour les dernières paroles qu’il avait prononcé sachant qu’elles étaient particulièrement dure, voir méchantes et surtout qu’elles étaient injustifiées. Mais ce n’était pas grave…il s’agissait de Roxane et rien de ce qu’il pourrait dire ne l’atteindrait de toute façon.
Ce en quoi il se trompait profondément. Toujours assise sur les marches, Roxane parcourut de frisson resserra ses bras autour d’elle pour se protéger du froid. Les paroles de Lionel l’avaient atteintes au plus profond de son cœur et elle ne saurait expliquer pourquoi mais elle se sentait aussi malheureuse que les pierres car justement c’était lui et pas un autre qui les avait prononcé et que c’était ce qu’il pensait d’elle. Comme elle le détestait cet insolent gamin de deux ans son cadet qui se permettait de la juger! Lionel…..
Dans le petit parc qui faisait pendant à l’église, un petit garçon à l’abondante chevelure blanche qui dissimulait ses étranges oreilles sans lobe aux dimensions surprenantes, les observait d’un air satisfait. Ses yeux qui changeaient de couleur selon son humeur étaient en ce moment même d’un bleu lumineux tandis qu’un sourire de triomphe étirait ses lèvres fines.
-ça y est…je vous ai enfin trouvé tous les deux..., murmura-t-il l’air profondément satisfait de lui-même. Il ne me manque plus que le troisième Tisseur d’Histoire et nous serons enfin prêt à partir.
A suivre...
Je sais que j'ai du louper au passage pas mal de fautes d'orhtographes et je m'en excuse. J'ai beau me relire, beaucoup parviennent à m'échapper, elles sont vraiment très malignes^^.
27 mai 2008
Les Tisseurs d'Histoire
La suite...
-Et bien Roxane, on dirait bien que le prof d’anglais t’a une fois de plus cramé ! la taquina gentiment Gégoire, un camarade de classe.
La jeune fille l’ignora ostensiblement en passant à côté de lui, fulminant de rage et se promettant de trouver Lionel pour lui faire sa fête. Grégoire la suivit des yeux, dardant son regard sur sa fine et gracile silhouette que toutes les nuits en rêve il s’amusait à effeuiller un à un de ses vêtements. Roxane ne mesurait pas plus d’un mètre soixante cinq, mais elle possédait des mensurations de rêve, de même qu’elle avait l’apanage d’un visage à l’ovale parfaitement dessiné rehaussé de deux pommettes délicates et d’un petit nez aux ailes fines dont l’une d’entre elles étaient piercé et sertie d’un petit brillant. Ses lèvres pleines, bien dessinées et roses étaient, de l’avis de tous les garçons un appel aux baisers sauvages et sensuels. Ses longs cheveux aussi noirs que l’ébène cascadaient en boucles souples sur ses épaules. Mais le plus étonnant dans sa physionomie était sans contexte l’étrange couleur de ses yeux violets que sa peau blanche comme la craie faisait ressortir de manière ahurissante. Roxane était vraiment belle et le pire dans l’histoire, c’était qu’elle le savait et qu’elle en jouait. Aucun garçon ne pouvait lui résister, surtout pas à partir du moment où elle se mettait en tête de le conquérir, et toutes les filles désiraient être son amie dans l’espoir que quelques éclats de son aura rejaillissent sur elles. Elle incarnait l’Idéale Féminin aux yeux de tous. Sauf aux yeux de Lionel.
Roxane filait dans la cour, à la recherche de Lionel. Même si ce dernier n’était pas la cause de ses soucis en anglais, elle était bien décidée par n’importe quel moyen de lui faire payer l’humiliation que lui avait fait subir le professeur d’anglais. Jetant un regard circulaire, elle le repéra enfin dans un coin de la cour en grande conversation avec quelques garçons de la classe. A l’idée qu’ils soient en train de se gausser d’elle et de sa récente vexation engendrée par La Fouine, elle sentit une sourde colère sourdre dans ses veines. Elle se dirigea donc au pas de charge droit vers le groupe avec dans sa ligne de mire le garçon de 17 années aux cheveux aussi blond que les blés et aux yeux verts délavés. Elle constata au passage, que d’ordinaire de carnation plutôt doré, il possédait aujourd’hui le teint hâve et le corps efflanqué de ceux qui ont beaucoup grandi en peu de temps et qu’alors que quelques mois auparavant il mesurait presque sa taille, aujourd’hui il l'a dépassait de deux bonnes têtes ce qui l’a rendit deux fois plus furieuse de devoir lever la sienne pour lui adresser la parole tout en le regardant droit dans les yeux. Comme elle le détestait !!!
-Cesse immédiatement de faire le fanfaron devant tes copains, Intello !
Lionel ne fut pas surpris de la voir se planter devant lui et attendit les reproches qu’elle allait lui faire, ponctuées du célèbre « intello » qui dans sa bouche devenait péjoratif, voir vulgaire.
Il baissa les yeux, comme d’habitude, ne désirant pas l’affronter. « Espèce de crétin, se gronda-t-il, redresse les épaules et tiens-lui tête ! Merde ! T’es un homme ou quoi ? » Mais malgré ses exhortations, il se perdit tout de même dans la contemplation fort instructive de ses chaussures.
- De quel droit te moques-tu de moi devant tes potes !?
-Eh attends Roxane ! intervint Anthony, le meilleur ami de Lionel. Tu crois vraiment que tu es le nombril de monde ou quoi ? Tu crois qu’on a que ça à faire que de parler de toi ?
-Toi ta gueule ! vociféra-t-elle. C’est à ton collègue que je cause.
-Ecoutes…, commença à bredouiller Lionel.
-Non ! C’est toi qui m’écoutes, pauvre con ! Tu te crois mieux que moi parce que tu as de meilleurs résultats en cours. Mais détrompe-toi mon petit gars ! Tu n’es qu’une merde par rapport à moi ! Une MERDE ! Tu comprends ce que cela signifie ?
Lionel hocha la tête. Anthony grogna. Il ne supportait que son meilleur ami refuse de se rebiffer face à une peste pareille qui chaque jour lui faisait des réflexions désagréables.
-Alors arrêtes de te la jouer devant tes copains et cesses de te mettre en travers de mon chemin ! Okay ?
-Eh attends ! eut-il la force de protester. C’est pas moi qui ait demandé à répondre, c’est le prof qui m’a interrogé.
-Tu n’avais qu’à refuser de répondre !
-Quoi ! Mais ça va pas ! T’es pas bien dans ta tête ou quoi !
Roxane crut voir rouge et avant même que son cerveau ne prenne le contrôle de son corps, une gifle retentissante atterrit sur la joue droite de Lionel. Estomaqué, le jeune homme ne su que répondre tandis qu’elle tournait les talons et se dirigeait d’un pas leste vers ses copines et sa cour de prétendants sous les regards admirateurs des autres élèves qui avaient cessé de bavarder. Elle affichait un sourire satisfait mais au fond d’elle-même elle était loin de l’être et se sentait même sale car elle savait qu’elle avait tord sur toute la ligne et qu’elle était totalement de mauvaise foi. Elle se sentait morveuse et avait honte d’avoir giflé ce garçon qui ne méritait absolument pas qu’elle se comporte de la sorte. Mais Dieu ! Qu’elle le détestait !
A suivre.
Tomber d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Alors là, le moins que l'on puisse dire c'est que nous avons un mois de mai particulièrement pourri. Du plus loin que
remonte mes souvenirs (bon d'accord, ça n'équivaut qu'à une vingtaine d'années) c'est la première fois que je connais un mois de mai aussi pluvieux sur Marseille. C'est bien simple, il n'y a pas un seul jour de tout le mois où le ciel n'a pas déversé sur la ville ses larmes rendues acides par l'industrie humaine. La colline qui jouxte mon immeuble n'a jamais connu des teintes aussi vertes et un petit étang est en train de se former au creux d'une cuvette naturelle bordée par les reliefs du paysage (non, non, j'exagère à peine). Et attention, ce n'est pas n'importe quelle pluie qui tombe sur Marseille. D'ordinaire, cette ville a pour coutume de recueillir en une journée l'équivalent de deux mois de pluie bretonne, ce qui signifie que des seaux d'eau se déverse sur la ville en moins de 24h, rendant les routes du centre ville pareilles à des piscines olympiques dans lesquelles le piéton doit crawler en slalomant entre les voitures immergées (je vous assure, c'est vrai) pour parvenir à son point de chute. Hors là, pas tout le temps je dois le reconnaître, mais la plupart quand même, c'est une pluie fine, digne de la normandie, qui s'infiltre doucement dans la terre. Le premier qui parle cet été de manque d'eau dans les Bouches-du-Rhône, c'est bien simple, je le frappe. Non content de cette pluie fine, il réside en plus un chaleur humide (enfin de mon point de vue), ce qui pousse notre chère végétation à s'exiler dans le nord, laissant place à une flore tropicale (bon, j'admet j'extrapôle, mais si ça continue, c'est ce qui va arriver dans quelques années. On a déjà repéré dans la colline une plante tropicale au milieu d'un bosquet de thym et des perruches ont élus domicile dans l'enceinte de l'hôpital Sainte Marguerite, si c'est pas probant tout ça....).
Bref, tout ça pour dire que cette année déroge aux autres et que pour une fois en mai on ne fait pas ce qui nous plait.
Sinon, à part ça quoi de neuf chez moi? Ben j'attends la réponse de la fac de Poitiers à ma candidature, puis il faut que je monte me chercher un logement décent. Ensuite j'ai peut-être trouvé du boulot pour cet été en tant qu'aide à domicile. J'attends que ma future patronne me rappelle pour me donner mon emploi du temps. Ensuite j'ai découvert à tout hasard les fanfictions sur internet. Ben oui, incroyable mais vrai, malgrè ma passion pour la lecture, je n'avais jamais capté que ce genre de récit existait. En fait je cherchais simplement des images et le plus grand des hasards m'a fait tomber sur un site consacré à ces oeuvres littéraires. J'ai attérit directement sur des fanfictions consacrées au monde Potterien. Certaines sont très bien écrites, d'autres....eh ben c'est en s'exerçant qu'on progresse. J'ai découvert l'existence au travers de ces fanfictions, d'un couple que je n'aurai jamais soupçonné. Je sens vos méninges en train d'entrer en action pour savoir de quel couple je peux bien parlé. Et bien, paf, en plein dans le mille, il s'agit du couple Draco Malfoy et Harry Potter. Comment n'y ai-je pas songé avant? Ben tout simplement que les couples de même sexe ne me vienne pas à l'esprit quand je lis. C'est bien simple, dans le manga RG Véda de CLAMP, plusieurs couples de de cet acabit se forment au sein de
cette histoire et pourtant je ne l'ai pas compris tout de suite. Il a fallut que ce soit mon cousin qui me fasse déciller.
"Moi: Ouah t'as vu, ces deux filles ont vraiment une amitié fusionnelle, c'est fou! Et c'est deux mecs finalement s'entendent bien!
Mon cousin: Ce que tu es naïve!C'est pas de l'amitié, même si elles s'embrassent pas devant nous, c'est clair que c'est de l'amour.
Moi: Hein?
Mon cousin: Et les deux mecs, réfléchis un peu!! L'un dit à l'autre qu'il le veut et l'image d'après tu les voies tous les deux dans la même chambre, l'un nu dans son lit, l'autre en robe de chambre devant la fenêtre. Imagine un peu ce qui a dû se passer entre-temps....
Moi: Euh....
Mon cousin: Je vais quand même pas te mâcher tout le boulot!
Moi: Oh...ooooohoooooh (oO).
Mon cousin: C'est bien t'as compris."
Oui, alors forcément, comment vouliez-vous que j'imagine une seule seconde Draco et Harry se tripoter dans les couloirs de Poudlard, sincèrement? Et bien finalement, vous savez quoi? J'adore! Bon évidemment je ne peux pas imaginer tous les hommes, surtout ceux qui me plaisent, se tripoter entre eux, mais il y a certain couple, comme Drarry ou Light et L de Death Note où je suis positivement pour! Youhou! Par contre pitié, ne mettez pas Zuko avec Aang ou Sokka ni Edward avec Roy Mustang (nan pas Zuko! Pas Roy!).
De coup, inspirée, j'ai condensé plusieurs de mes romans que je n'arrivais pas à continuer en un seul, j'ai réuni des
personnages qui n'auraient jamais dû se rencontrer, et j'en ai crée un (de personnage) exprès pour une amie. Et je suis partie pour faire ce que l'on appelle un Yaoï (qu'est-ce qu'un yaoï? Histoire d'amour entre deux garçons. ça y est j'ai été contaminé, gasp....). Et le pire, c'est que ça marche très bien! J'ai fini mon plan, j'ai écris une centaine de pages et mes personnages évoluent tout à fait comme je le désirai, à croire qu'ils n'ont pas besoin de moi pour se mouvoir. "Mode fière".
24 avril 2008
Les Tisseurs d'Histoire.
Voici le début d'une histoire que j'avais écrite, mais malheureusement, ayant tout remanié, pour changer un peu, j'ai crée de nouveaux personnages au dépend de ceux-ci ( les pauvres). Mais comme j'avais bien aimé ce que j'avais commencé a rédiger, je vais en poster quelques petits bouts, juste pour mon plaisir personnel.
-Roxane s’il vous plait, voudriez-vous cesser de parler, intima le professeur d’anglais à la très jolie jeune fille assise au fond la classe. Il paraissait franchement exaspéré par son bavardage incessant
-Si le cour vous ennuie tant que ça, rien ne vous empêche de sortir prendre l’air, mais de grâce, n’empêchez pas vos camarades de suivre leur leçon, continua-t-il en joignant les deux mains dans un geste de prière pour le moins théâtral.
La jeune fille se rencogna contre le dossier de sa chaise tout en poussant un petit soupir. Le professeur d’anglais et elle n’étaient pas en très bon terme et cette relation loin de s’améliorer, n’avez cessé de se dégrader au cours de l’année.
-Bien, je constate que mademoiselle Desforges nous fait le grand honneur de rester parmi nous et accepte de suivre mes cours avec un plaisir non feint. Et bien, Roxane, ajouta-t-il avec un sourire carnassier, puisque vous avez finalement décidé de vous intéresser un tant soit peu à ma matière, veuillez me rappeler sur quel sujet portait le cours précédent.
Elle l’avait senti venir de loin ce coup là. Evidemment cette vieille fouine au regard pervers faisait à chaque fois tout son possible pour l’humilier devant ses amis, non sans loucher au préalable sur son décolleté qu’elle avait généreux. Elle baissa les yeux sur son cahier aux pages presque vierges, sachant pertinemment qu’aucune réponse ne s’y matérialiserait dans les secondes à venir. La Fouine se rapprochait dangereusement d’elle, tel un vil vautour prêt à fondre sur sa proie.
-Et bien …et bien…je constate que non contente de suivre mes cours de manière assidue, vous les notez en plus avec application, dit-il d’un ton ironique en se penchant sur le cahier. Soudain il le saisit par l’extrémité d’une page et le brandit triomphalement devant toute la classe comme s’il s’agissait d’un trophée durement acquis.
-Voyez les prises de cours de votre camarade Desforges, arguât-il pompeusement. Voyez la magnifique calligraphie qui orne ce précieux manuscrit !
Toute la classe réagit comme le désirait le professeur, les filles en gloussant comme la plupart des adolescentes de cet âge, les garçons en riant franchement. Le visage de Roxane quant-à lui reflétait un kaléidoscope d’émotion oscillant entre l’humiliation de n’être pas soutenue par ses camarades et une colère profonde face au sadisme de son professeur d’anglais. Après quelques secondes de ce chahut qui parut durer une éternité pour la jeune fille, le professeur fit signe à ses élèves de se taire et se tourna vers le meilleur élève de la classe.
-Monsieur Smith, pourriez-vous, je vous prie, expliquez à cette jeune demoiselle de quoi retournait le cours de la dernière fois.
Lionel Smith soupira de manière imperceptible. Bien qu’étant l’intellectuel de la classe, voire même du lycée, il n’était absolument pas infatué de lui-même et se serait bien passer de donner des explications devant tout le monde et encore plus à Roxane elle-même. Il connaissait la jeune fille depuis près de deux ans, depuis la classe de première, et allez savoir pourquoi, cette dernière l’avait pris en grippe dès le premier abord. A chaque fois qu’elle le croisait, elle lui faisait des remarques blessantes et inopportunes, faisant préféré au jeune homme les moments où elle l’ignorait royalement, même si ces dits moments se manifestaient pour la plupart du temps lors de dîner en « famille », le père de Roxane fréquentant en effet ces derniers temps la mère de Lionel. Cette attitude se révélait très embarrassante en général pour tout le monde, sauf pour Roxane elle-même qui aimait jouer la provocation. Lionel s’interrogeait souvent sur la raison qui lui avait fait s’attirer sur lui les foudres de « La Capricieuse » comme il se plaisait à l’appeler. Parfois il pensait que Roxane, étant considérée comme la STAR du lycée, avait besoin d’un bouc émissaire pour se faire valoir et que manque de chance c’était tombé sur lui. A vrai dire, hormis ses facilités en cours qui faisaient la fierté de ses professeurs, il était en fait assez insignifiant par rapport aux autres élèves et surtout, il avait commis l’erreur ô combien terrible, de clamer qu’à ses yeux la plus jolie fille de la classe n’était certainement pas Roxane. Depuis, la garce lui avait fait payer au centuple ses paroles malheureuses. Par bonheur pour Lionel, contrairement aux stéréotypes des intellectuels de toutes les séries télévisuelles et de tous les lycées, il était incroyablement social et ouvert et aimait à converser avec les gens, ce qui lui permettait d’être apprécié par la plupart des gens et même par la cour énamourée de « La Capricieuse » et de ce fait, personne, hormis cette dernière, ne venait lui chercher les poux sur la tête, ce qui lui convenait parfaitement. D’autres fois, lors de brefs instants, il s’imaginait que sa pire ennemie était tout simplement jalouse de lui car elle avait une année de retard sur son niveau scolaire, tandis que lui avait une année d’avance. Mais à voir les résultats moyens qu’elle glanait au cours de l’année et face à l’insouciance qu’elle faisait preuve au sujet de ces cours, il redescendait bien vite sur terre en se morigénant d’être trop rêveur. Roxane, jalouse de sa réussite ? C’eut été trop drôle. La belle brune avait bien d’autres préoccupations beaucoup plus cruciales en tête, comme savoir avec quel mec elle allait sortir ce mois-ci (elle les gardait rarement plus d’un mois, se lassant rapidement de ses conquêtes et ne restant jamais plus d’une semaine célibataire. Ses copains étaient généralement plus âgé qu’elle et possédaient tous une belle voiture qu’ils venaient exhiber fièrement devant le lycée lorsqu’ils venaient la chercher. Lionel se demandait souvent où elle péchait aussi fréquemment des types pareils et si un jour la dite pêche finirait par s’épuiser.) ou bien quelles fringues elle pourrait s’acheter dans les jours à venir. En gros, Lionel trouvait la jeune fille très superficielle, bien que souvent il s’étonnait que malgré tous ses soins esthétiques pointilleux, elle ne porte quasiment aucune touche de maquillage. Mais il fallait bien admettre qu’elle n’en avait vraiment pas besoin pour être jolie.
-Alors Lionel ? le rappela à l’ordre le professeur d’anglais.
Le jeune homme se redressa sur sa chaise et commença à réciter la leçon qu’il savait sur les bouts de doigts, sous les regards assassins de la jolie brune qui le fusillait à l’autre bout de la classe de ses étranges yeux mauves.
A suivre...
04 avril 2008
Quand on partait sur les chemins, à bicyclette....
Aujourd'hui super motivation de Christophe: -"Viens on va faire du vélo vers le Prado. Faut que je me mette au sport".
-"Euh, j'ai pas de vélo..."
-"Moi non plus, mais on va louer les vélos libres qui sont un peu partout dans la ville. En plus la 1ère demi-heure est gratuite!"
Ah oui, c'est vrai que depuis l'année dernière il y a ces bornes à vélos qui ont fleuri un peu partout dans le centre de Marseille. On loue un vélo un euro de l'heure et on peut circuler dans toute la ville le temps qu'on désire pour peu qu'on paye et qu'à la fin on dépose le vélo à la borne qui nous convient. Pas mal comme système.
Donc ce matin, en forme, nous nous présentons à la borne à vélo devant ce cher David qui exhibe toujours aussi fièrement son attribut viril qui pourtant, vu sa taille, ne mérite pas autant d'attention. Déjà, première déception, la borne nous annonce qu'elle est momentanément hors service. Brave fille. "Pas grave, allons à la prochaine qui se situe à 500m sur le trottoir d'en face devant l'entrée arrière du Parc Borély". Après avoir introduit la carte bancaire dans la bouche béante de la machine, cette dernière me dit de récupérer le ticket, de le réintroduire dans l'orifice afin de choisir mon vélo avant d'aller le retirer. Docile, j'obtempère. La dite machine m'annonce alors qu'elle ne parvient pas à le déchiffrer et qu'elle ne peut rien faire pour moi. "Génial, ça commence bien!". Après plusieurs tentatives infructueuses et une demande d'aide à un autochtone, Christ prend son téléphone et compose le numéro d'appel inscrit sur la borne "Oui, madame, nous avons un petit souci avec votre borne à vélos....oui, nous avons retiré le ticket....comment ça un second ticket? Vraiment? ". Après avoir introduit sa main dans l'ouverture, il ressort effectivement le second ticket ayant une sorte de code tout brouillé que bizarrement la machine reconnaît et grâce auquel elle accepte de nous délivrer un vélo. Ben évidement, fallait le savoir que ce machin devait nous cracher deux tickets, que le 1er était simplement un reçu et que le 2nd était un peu long à venir.
Finalement après quelques débuts hésitants, la ballade à vélo s'est révélée (si ce n'est fatiguante pour de grands sportifs comme nous) intéressante. Allant jusqu'à Marseillveyre et les jolies maisons alentours (celles dont on rêve mais qu'on ne possèdera jamais car le terrain est presque aussi cher que la dite maison-manoir), on a réalisé qu'il restait quand même quelques beaux quartiers dans Marseille qui valait la peine d'être vus. Alors à tous futurs touristes, limitez-vous au bord de mer, à la corniche et au parc Borély avant de vous enfuir vers les calanques, là ça vaut le coup. Mais surtout NE PÉNÉTREZ JAMAIS le centre de Marseille sous peine d'en ressortir plus mort que vif.
28 mars 2008
Allô Le monde, est-ce que tu m'entends....?
Non, non, je vous assure, je ne laisse pas ce blog à l'abandon...la preuve, je rajoute régulièrement, à défaut d'articles, des albums photos. Bon c'est vrai, j'admets que ces album photos ne s'adressent qu'à un public limité d'inconditionnel de mangas et de dramas. Ben oui, c'est pas de ma faute, j'étais déjà atteinte mais depuis que je connais une certaine personne plus à fond que moi dans la culture nippone, je ne suis pas prête de guérir.
Bon, pour le moment mon gros coup de foudre dans le domaine du manga, s'appelle Lovely Devil (Akuma de Soro) et pour ceux (et surtout celles) qui préfèrent les dramas, il est sorti en version Taïwanaise sous le titre de Devil Beside You avec pour héros un acteur qu'on a envie de violer (à partir du moment où on aime les asiatiques bien sûr). D'ordinaire je ne suis pas attirée par ce genre d'histoire qui n'est accès QUE sur l'amour (coup de foudre à Notting Hill et cie très peu pour moi) hors c'est pourtant uniquement le thème de ce manga, comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Pour celles qui l'apprécient ou qui veulent le découvrir, faites-vous plaisir avec la galerie photos.
Sinon je suis également accro à un film qui est sortie déjà depuis pas mal de temps mais que je n'ai découvert que récemment. Je n'ai jamais accroché aux histoires de fin du monde (malgré la présence de Bruce et son "héroïque" sacrifice, Armageddon m'a plus prise la tête qu'autre chose...) donc quand j'ai regardé Le jour d'après, on pourrait dire que je me tenais prête à bondir de mon siège pour partir au bout de 15 minutes....Quelle surprise que de constater qu'à la fin du film j'étais encore confortablement carrée dans mon fauteuil, prête pour un nouveau visionnage. j'ai vraiment beaucoup apprécié ce film que j'ai trouvé assez réaliste. J'ai également apprécié que les acteurs ne soient pas spécialement connus et qu'il n'y ait pas de super héros capable d'empêcher la tragédie en cours. Le monde tels que nous le connaissons subit bel et bien un bouleversement et l'homme n'a plus qu'à changer ses comportements et à s'adapter à son nouvel environnement. Un vrai régal. En plus, pour une fois que les États-Unis ne ressortent pas glorifiés et vainqueurs dans ce genre de film, ça fait vraiment plaisir.
10 mars 2008
Vous les Copains je vous oublierai jamais...
Je n'ai pas beaucoup d'amis, je peux les compter sur les doigts d'une main.
Même si autour de moi gravite de bons copains et de bonnes copines, mes Vrais amis sont peu nombreux. Mais une chose dont je suis certaine, c'est que dans les bons comme dans les mauvais moments, je peux toujours compter sur eux, ils sont toujours là pour moi, ils ne m'ont jamais laissé tomber. Alors je voulais juste profiter de ce blog pour vous remercier sincèrement au cas où vous passeriez par là et où vous vous reconnaîtriez. Je ne fais pas ma "skyblogueuse", "ouais...je t'adOre ma chérie...."nan nan nan...Je le dis sur ce blog car je sais que je ne vous le dis probablement pas assez, voir pas du tout étant donné que je suis quelqu'un qui ne crie pas ses sentiments à tord et à travers.
D'ailleurs on va arrêter les effusions là, sinon je ne vais pas m'en remettre. Et eux non plus d'ailleurs.
22 février 2008
Je Vends ce que Je Vaux contre ce qui n'a pas de Prix.
Et voilà...ALEA JACTA EST. La décision est prise, je reprend les études (si évidement mon dossier est accepté, penser d'ailleurs à remplir le dit dossier...).
Le plus dur a été fait. Prise de respiration, concentration et GO: "Papa, tu vas hurler, je veux SURTOUT pas faire hôtesse de l'air et je voudrai reprendre mes études mais je ne veux plus entendre parler du chinois!"
Voilà, tout est dit dans un souffle, je retiens ma respiration et j'attends la tempête....qui ne vient pas. Finalement il l'a mieux pris que ce que je ne le pensais. Son seul souci est de savoir si j'aurai des débouchés...euh..oui, ça devrait aller. Son autre souci et que j'abandonne le chinois car c'est "la langue de l'avenir", au cas où je l'aurai oublié ou pas compris alors que ça passe en boucle à télé. Et dire qu'au début quand j'ai pris cette langue en option au lycée tout le monde dans la famille me regardait avec condescendance "brave petite, elle ne sait pas ce qu'elle fait", "mais à quoi ça te sert de prendre le chinois? Tu aurais dû prendre russe ou même japonais! Quelle idée de prendre le chinois". Puis je suis passé
au statut "elle est douée cette gamine, elle a su ANTICIPER sur l'avenir, c'est très bien, elle voit loin" pour finir au statut "Comment? Tu abandonnes le chinois! Comment peux-tu faire ça? Après avoir obtenu une licence et avoir fait un séjour (court) en Chine? " Apparemment ça semble être une catastrophe. Mais ils s'en remettront, je leur fait confiance. Je n'aime pas les routes tracées d'avance et j'ai remarqué que dans un sens la mienne a un tracé original surtout fait de hasards, hasards qui ne m'ont pas empêché de trouver mon bonheur et de m'épanouir durant ma "quête". Quête que tous jeunes mènent une fois sortie de l'adolescence: "Mais Putain, de Bordel de Merde! Qu'est-ce que je vais faire de ma vie? " Ou en d'autres termes plus policés "Où vais-je, que fais-je, dans quel état j'erre..." (petit clin d'oeil à Céya si elle passe par là).
Bon pour le moment je viens de découvrir que je SAIS ce que JE veux faire de ma vie. Maintenant va savoir si la VIE voudra bien me laisser l'opportunité de faire ce que je VEUX.....



















